COMPTE RENDU DU MATCH GCM-WAT DISPUTE EN NOVEMBRE 1969 A MASCARA

LES EQUIPES :
GCM : Baker ; Ghotnis ; Gueddim ; Kessas ; Embarek ; Bottiche ; (Kadaoui ) ; Boutaleb ; Hankouche ; Belkedroussi ;Mahi ; Benmessabih. Entraîneur : Mahi.
WAT : Abbés ; Etchali ; Khiati ; Settaoui ; Belarbi ; Benyelles ;Khelifa ; Merad ; Nava ; Tayeb ; Bentaher ; (Chafbedraa : ) Entraîneur : Lopez
Ce jour la le Gallia avait terrasse son éternel rival par un score de 3 buts à 0.Le score avait été acquis au bout de 30 minutes de jeu.
Le permier but avait été inscrit par BELKEDROUCI dès la 1° mn de jeu puis MAHI pae deux fois acheva ses adversaires.
La seconde période sera l'occasion pour les Gallistes de faire une véritable démonstration de football spectacle à la grande joie des spectateurs qui passèrent un agréable apres midi de ramadan.
En grand leader le GCM allait produire ce jour un des plus beaux matches de son histoire face à un adversaire qui était loin d 'être venu en victime et qui possédait aussi l'une des plus belles formations du pays avec ABBES ,TAYEB,NAVA,KHELIFA et BENYELLES.
Mais surtout le GCM allait prendre une revanche éclatante sur un adversaire qui quelques mois auparavant lui avait fait bien des misères lors du sommet décisif pour l'accession.

Le GALLIA de MASCARA en 1969 lors d'un match à Oran au 19 Juin
Debout de gauche à doite:
Assis de gauche à doite:
Kadaoui-Boutaleb-Benmessabih-Mahi-Boudjellal (Diab)
GCM -WAT en 1969 à Mascara.Un match fabuleux que je vous ferais revivre (ou vivre pour les moins jeunes) dans peu de temps grace a des articles de l'époque.

Abdelkader BENZAOUI
Né en 1911 à Tighennif Abdelkader BENZAOUI signa sa première licence au GCM en 1927.Joueur fin technicien et de constitution moyenne il fut titularisé en équipe fanion a moins de 17 ans et évolua aux côtés du légendaire MEFLAH Aoued.
Un article lui a été consacré sur le quotidien "La Republique" en 1969.
Il est décédé le 22 juin 1979 à Oran et fut inhumé selon ses voeux a Mascara à quelques mètres de son ami Aoued MEFLAH


A voir Belloumi évoluer sur un terrain on ne peut s'empêcher de sentir le même frémissement, le même bonheur qu'à la lecture de "Nedjma" ou des vers somptueux d'Ahmed Chawky et de Shakespeare. Car plus que tout autre, Lakhdar est un artiste du ballon. Son jeu est d'une pureté de cristal. Si un ordinateur pouvait jouer au football, il est quasi certain qu'il jouera comme l'enfant de Mascara. Et croyez nous, le compliment s'adresse plus au vénérable cerveau électronique qu'à Belloumi. Mais la meilleure définition du jeu du Mascaréen, on la doit à son compère de l'équipe nationale, Kaci Said : ''Lakhdar est semblable à l'agent de police qui désengorge la circulation. Présent, la circulation est fluide. Absent c'est l'anarchie la plus complète et les embouteillages interminables''. A travers cet hommage pour Belloumi, c'est toute la corporation des agents de la circulation qui s'en trouve honorée.
Né dans une famille pauvre, originaire de Sidi Kada (Mascara), il signa sa première licence à treize ans à la Sempac de Mascara où il rencontra l'entraineur qui l'a le plus marqué : Lagha Sadek. Après un détour à El Khemis, il revient à Mascara pour signer au Ghalia. Remarqué par Amara, alors entraineur du MPO, il optera pour ce club en 1978. Juste le temps de disputer quelques matches et le voici en équipe nationale. Entre temps, il avait déjà fait partie des sélections cadettes et juniors..Son éclosion, ainsi que celle de Assad, Merzekane, Bensaoula et Madjer coincide avec la renaissance des 'verts". Si l'Algérie se classa troisième à Split en 1979, si elle écrasa le Maroc par 5 à 1 chez lui, elle le doit moins au hasard qu'au coup de patte de son stratège. La coupe d'Afrique de Lagos dont l'Algérie fut finalistes, imposera Lakhdar au firmament du football continental. N'a t-il pas été désigné par les journalistes comme le meilleur attaquant du tournoi ? Ses prestations époustouflantes contre le Nigeria lors des éliminatoires de la coupe du monde 82 lui apportèrent un cortège de louanges. Si pour Helenio-Herrera, il est l'un des meilleurs "10" du monde, pour "France-Football" il est même,chose surprenante pour ce canard d'habitude si cocardier supérieur à Platini et maradona. Rien de moins. Ce même journal lui attribuera d'ailleurs son ballon d'or africain en 1981. Mais le Belloumi que l'on préfère est celui qui a marqué le but de l'humiliation à l'Allemagne. Son poing levé en signe de victoire fera le tour du monde et symbolisera l'image d'une Algérie conquérante.
Portrait fait par Hamid GRINE dans l'Almanach du sport algérien